14 mai 2018

Come Monday Night #2


Cette semaine fut plutôt calme.  J'ai commencé à travailler sur une multitude de projets dont j'ai vraiment hâte de vous parler.

Le beau temps reste au beau fixe et je suis allée faire un peu de vélo dans les rues de la ville. Le ciel et les arbres qui défilent à vive allure et le bruit des roues sur l'asphalte font sans doute parties des choses que j'aime le plus. J'aimerais retrouver assez de cardio pour ne pas être fatiguée au bout de cinq minutes seulement aha Mais ça viendra. Je prévois de faire beaucoup de vélo cet été. C'est l'une de ces activités sportives dont je ne me lasse jamais et dont l'effort, selon moi, en vaut toujours la chandelle.

Séries

Queer As Folk est une série britannique écrite par Russell T. Davies. Elle raconte l'histoire d'un groupe d'hommes homosexuels de Manchester, leurs plans d'une nuit, et relations avec leurs familles, amis et collègues. Lors de sa première diffusion en 1999 elle entraîna de nombreux débats et polémiques à cause l'age de l'un de ses personnages principaux (15 ans!), la crudité de ses nombreuses scènes sexuelles, et le sujet lui-même (un groupe d'hommes gais évoluant à Manchester à la fin des années 90). Elle fut adaptée aux États-Unis en une série de 5 saisons (la série britannique n'en ayant que 2) où elle rencontra aussi un grand succès.

Ayant regardé la version américaine il y a presque 10 ans, et adorant l'écriture de Russell T. Davies (aussi showrunner des premières saisons de Doctor Who 2005 et créateur de Torchwood), j'ai enfin pris la peine de binge-watcher Queer As Folk UK cette semaine. Et que dire à part que je suis tombée amoureuse de cette version et trouve qu'elle surpasse complètement l'adaptation américaine. Je viens de la terminer et j'ai littéralement déjà envie de la revoir.

L'intrigue est beaucoup moins dramatique et donc nettement plus réaliste, l'écriture est impeccable, et l'ambiance fin 90's début 00's m'a rendu hyper nostalgique (les strass, les paillettes, la musique, les vêtements informes, les barrettes papillons, le kitsch). Mention spéciale pour la performance d'Aiden Gillen dans le rôle de Stuart Alan Jones. Savoir qu'il joue désormais Little Finger dans Game of Thrones rend son jeu encore plus fascinant. Autre mention : le fait que Vince, l'un des personnages principaux, est absolument gaga de Doctor Who, et le fait que Russell T. Davies ranimera cette série britannique mythique cinq ans après la fin de Queer As Folk UK fait vraiment chaud au coeur.

En parlant de lui, ce scénariste a définitivement un don lorsqu'il s'agit d'écrire les gens et leurs quotidiens.  Il sait parfaitement doser drame et humour et saisir le côté légèrement décalé des comportements et relations humaines. Résultat, même les scènes et les événements les plus choquant et absurdes de ses séries restent parfaitement crédibles. On est toujours capable de se dire "Je connais une personne comme ça" ou "J'ai totalement vécu un truc pareil." Il arrive à rendre tous ses personnages, même les plus secondaires, importants, et à montrer l'hypocrisie et la puérilité humaine avec ironie et tendresse.

Comme à chaque fois que je termine une série de Russell T. Davies, j'ai donc fini Queer As Folk UK avec un sourire gigantesque aux lèvres et un amour renouvelé pour l'espèce complètement dérangée et absurde qu'est l'être humain.

Musiques

En parlant de choses adorables, ce clip et cette chanson ont nettoyé mon visage, illuminé mes cheveux, effacé mes rides.



Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! En espérant que votre journée s'est bien passée, passez tous une excellente semaine ♥︎